Présentation
Marine Berlanger est coordinatrice d’intimité certifiée pour le cinéma et la télévision. Basée à Paris, elle se déplace également dans la France entière selon les projets.
Formée initialement comme comédienne, elle débute le théâtre à l’âge de 11 ans dans sa ville natale, entre lac et montagnes, à Annecy. Elle intègre très tôt une dynamique de travail en compagnie et suit pendant plusieurs années un enseignement approfondi autour du corps, du masque, de la danse, et des répertoires classiques et contemporains. Cette continuité d’expérience ancre durablement son approche dans une conscience fine du corps, du rapport aux émotions, à l’espace et au mouvement.
Elle rencontre les plateaux de tournage en 2019 à l’occasion de son premier long métrage, La Bonne Épouse, réalisé par Martin Provost, et développe depuis une pratique du jeu à la croisée du théâtre et du cinéma, en explorant leurs ponts autant que leurs spécificités. Elle travaille sur des productions de différentes échelles, nourrissant une compréhension concrète des dynamiques de plateau et des réalités de travail des équipes techniques et artistiques. Dans ce domaine en constante évolution, elle nourrit sa pratique d’un apprentissage permanent, tiré à la fois de ses expériences sur les projets et des échanges avec ses pairs.
En 2025–2026, elle se forme à la coordination d’intimité auprès d’Amanda Blumenthal (Euphoria, The White Lotus) dans le cadre du programme de l’Intimacy Professionals Association (IPA). Elle y développe une approche approfondie des enjeux de consentement, de communication, ainsi qu’une attention particulière aux questions d’inclusivité, de genre et d’anti-racisme.
Son travail s’inscrit dans une approche profondément humaine, fondée sur l’écoute, la bienveillance et l’absence de jugement. Elle accompagne les équipes dans la mise en place de scènes sensibles en créant un cadre clair et sécurisant, où chacun.e peut évoluer dans un environnement plus sûr et collaboratif.
Convaincue que c’est au sein d’un cadre précis que la liberté peut pleinement émerger, elle envisage la coordination d’intimité comme un espace de travail où l’interprète peut explorer avec justesse et curiosité. À l’image d’un langage, l’intime se construit, se précise et se développe à travers une structure : poser un cadre, c’est permettre à la pensée, au geste et à la relation de se déployer avec clarté.
En affinant les échanges, en portant une attention particulière aux corps, aux rythmes et aux besoins de chacun.e, elle cherche à créer les conditions d’un travail à la fois exigeant et apaisé, un espace où la sécurité devient un vecteur de présence, de plaisir et de (re)découverte. Un espace où l’intime peut être exploré au service du récit.